Tourisme djerba, Tourisme jerba, tourisme ville djerba, hotel djerba, hotel jerba, hôtel djerba, djerba tourisme, djerba hotel, djerba hôtel, djerba, djerba ville, djerba villa, djerba plage, djerba mer,djerba vacance, djerba sejour, jerba

Rechercher dans ce blog

Chargement...

dimanche 2 janvier 2011

LTI-Djerba Holiday Beach Hotel

Le LTI-Djerba Holiday Beach Hotel se situe à proximité de la plage et à seulement 19 km de l'aéroport de Djerba. Il propose des chambres climatisées dotées d'une terrasse ou d'un balcon donnant sur la mer et le jardin.

Plage - Hotel Djerba Holiday Beach

Les chambres possèdent également une salle de bains privative avec douche, un coin salon et une télévision satellite. Des chambres familiales sont disponibles.

Chambre - Hotel Djerba Holiday Beach

Le complexe Djerba Holiday Beach est situé à quelques minutes de marche de la plage. L'établissement abrite une grande piscine extérieure avec un bar et une piscine intérieure.

Piscine  - Hotel Djerba Holiday Beach


Le restaurant sert une cuisine locale et internationale pour le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner. Des collations sont disponibles au bar de la piscine et des boissons chaudes au café mauresque.

Restaurant & Buffet - Hotel Djerba Holiday Beach

Le Djerba Holiday Beach dispose également d'une boutique de souvenirs, d'un salon de coiffure et d'une discothèque.

Autres - Hotel Djerba Holiday Beach

Ithaque Palace (ex-Dar Midoun)

Ithaque Palace



Acquis par le Groupe en 2001, l’hôtel IthaquePalace (ex-Dar Midoun) est un établissement classé quatre étoiles bénéficiant d'une infrastructure de qualité et d'une excellente situation, directement en bordure de mer. Il porte le nom d’une petite île au large de la Grècejumelée avec Djerba et dont Ulysse fut le roi.

L’hôtel intègre 285 chambres spacieuses et 2 suites, des piscines, des restaurants et bars, un centre de remise en forme et des facilités de congrès.

L’architecture et la décoration, largement inspirées des constructions tunisiennes, donnent à l’ensemble un cachet typique et original.

Une importante rénovation a été réalisée afin de donner une nouvelle âme au produit et de permettre à la société italienne Eden Viaggi, choisie comme partenaire, d’exploiter l’hôtel d’une manière optimale

dimanche 30 mars 2008

Photos Movenpick Ulysse Palace & Thalasso

Photos Movenpick Ulysse Palace & Thalasso









MÖVENPICK ULYSSE PALACE & THALASSO

MÖVENPICK ULYSSE PALACE & THALASSO

Hebergement:

L'hôtel MÖVENPICK ULYSSE PALACE & THALASSO, cinq étoiles de niveau international, vous offre le luxe et le confort de ses 17 suites et 247 chambres toutes climatisées, ayant vue sur mer avec balcon ou rez-de-jardin avec terrasse. Capacité totale : 528 lits.

Les superficies des suites et des chambres ne comprennent pas le balcon

LES CHAMBRES :
247 chambres dont :
-196 chambres avec vue mer directe ou latérale et balcon dont :
-38 chambres " PRESTIGE " superficie :32 à 38 m2.
-Chambres supérieures avec coin salon et banquette 3 ème lit, salle de bain avec baignoire et douche séparées, grand balcon avec vue sur piscine et mer, ligne spécifique de produits d'accueil et traitement VIP.-8 chambres QUADRUPLES, superficie 50 m2.-150 chambres " VUE MER " superficie : 20 à 24 m2.

Chambres confortables avec balcons et vue la Mer, Salle de bain avec baignoire douche, toilette séparée.-29 chambres " REZ DE JARDIN " superficie 20 à 24 m2. Chambres standard avec terrasse et jardin privatif.-22 chambres " STANDART " superficie 20 à 24 m2. Sans vue mer


Equipements des chambres :
- Climatisation et chauffage avec réglage individuel.
- Télévision par satellite : 25 canaux- Radio par satellite.
- Téléphone avec ligne directe internationale, messagerie en 4 langues.
- Mini-bar.
- Coffre-fort privé.
- Matelas orthopédiques.
- Sèche-cheveux.
- Les salles de bains sont équipées de baignoires
- douches. Les toilettes sont séparées.

LES SUITES:
17 suites dont :
2 suites PRESIDENTIELLE (100 m2)
7 suites AMBASSADOR (48 à 54 m2)
8 suites JUNIOR (40 à 45 m2)

En plus de tous les équipements des chambres standard, toutes les suites sont dotées d'un grand salon avec 2 ème poste TV, (Présidentielle et Ambassador), de salles de bain avec baignoire jacuzzi et traitement VIP.
Restaurants & Bars:
3 Restaurants:

- " MÖVENPICK " : Restaurant principal pour les services petit-déjeuner et dîner :

1- Petit-déjeuner de 06h45 à 10h30 : Petit-déjeuner complet en buffet.

2- Dîner de 18h30 à 23h00 avec double service (18h30 et 20h00) : Service buffet avec assortiment d'entrées froides et chaudes, 1 potage, assortiment de plats principaux, desserts(pâtisseries, fruits, crèmes).
- " EL MALOUF " : Restaurant à la carte, cuisine tunisienne et internationale.

- " NEPTUNE " : Barbecue-Grill au bord de la piscine et de la plage.

- Soirées à thèmes payantes organisées d'avril à octobre et selon les conditions climatiques :- Tous les Jeudis, soirée tunisienne avec show folklorique.

- Tous les Mardi, " Soirée Pêcheur " avec musique en live.

Crédit de 15.000 Dinars est appliqué pour les clients en Demi Pension pour l'ensemble des prestations.

- 6 Bars :
- " ADONIS " : Grand salon bar avec Pianiste tous les soirs.

- " ITHAQUE " : Lobby bar avec terrasse sur jardin et piscine.

- " NEPTUNE " : Pool-bar.

- " SIDI BOU SAÏD " : Café tunisien typique avec terrasse sur jardin et palmeraie : café turc, thé à la menthe, narguilé et pâtisserie tunisienne avec musicien.

- " LOTOS " : Bar plage pour boissons, glace Mövenpick et sandwichs.

- " LA TISANERIE " : Well fit Bar dans le centre de Thalasso.- Room service 24/24.

Sports & Loisirs
- Une piscine extérieure ( 30 m X 17 m), plusieurs solariums.- Un bassin pour enfants.- Une piscine couverte chauffée (13 m X 7 m) avec terrasse solarium.- Une salle de jeux : billard, bridge, jeux de cartes, jeux de société, accès Internet

1- MINI - CLUB
- Encadrement des enfants de 3 à 12 ans à certaines heures de la journée avec divers programmes.

2 - ACTIVITES SPORTIVES GRATUITES :selon programme quotidien
SPORTS
JEUX DE SOCIETE

Volley-ballPing-PongPétanqueAérobicGym aquatiqueFléchettes
ScrabbleEchecsDamesMonopolyCartesTrivial Pursuit

2- ACTIVITES SPORTIVES PAYANTES
- 4 courts de tennis en terre battu éclairés. Raquettes et balles disponibles. (Réservation à l'avance)- Location de vélos, motos, squad, canaux, planche à voile.- Equitation, balade à dos de chameau, sortie à calèche.

- Station Sports nautiques en saison (d'avril à octobre) :- Planche à voile. - Ski nautique. - Pédalos.- Parachute ascensionnel. - Jet Ski. - Banane.

Services

- Blanchisserie et nettoyage à sec avec service express.- Change : un guichet de l'Arab Tunisien Bank est ouvert de 8h00 à 16h00, au-delà de ces horaire le client peut changer la réception.- Cartes de crédit acceptées : VISA, AMEX, DC, EC-MC.- Location de voitures- 3 boutiques (Tabac-Journaux-Bazar, Artisanat tunisien, Bijouterie ).- Salon de coiffure.

Casino

L'hôtel MÖVENPICK ULYSEE PALACE & THALASSO se trouve à 3 minutes du Grand Casino de Djerba, Le Pasino : une salle de jeux de 18 tables, une salle de 160 machines à sous, restaurant, bar, café maure, galerie marchante, salle de spectacles (1.200 places en Théâtre, 750 places en Banquet ).

Golf

- L'hôtel MÖVENPICK ULYSEE PALACE & THALASSO est partenaire du Djerba Golf Club qui se trouve à 8 minutes de l'hôtel : 3 parcours 9 trous : la Mer, les Acacias, les Palmiers, navette gratuite, réductions sur les green-fees, forfaits et stages.

Congrés
- Une tente caïd ale, installée dans le jardin de l'hôtel, offrira plusieurs possibilités de réunions et d'organisation de banquets, réceptions et dîners-galas.

- Une grande salle modulable offrira des capacités de 50 à 350 places.

dimanche 2 mars 2008

Album photo - HOUMT SOUK (Djerba Tunisie)

Album photo - HOUMT SOUK (Djerba Tunisie)





djerba ville, djerba ile, djerba la douce, djerba tourisme, djerba histoire, djerba l'ile de reve, tourisme djerba, homet souk, houmet souk, midoun, midoun djerba, djerba hotel, djerba place, djerba soleil, djerba village

samedi 1 mars 2008

L'ile tunisienne de Djerba -De sables et d'autres mirages

L'île de Djerba, point de mire balnéaire du Sud tunisien, devrait se visiter hors saison. Et pour plusieurs raisons : le climat en automne ou au printemps est toujours doux et agréable et on évite surtout les hordes de bronzés estivaux. La vie sur le sable et dans les souks devient alors plus agréable.

Sur la route qui va de Djerba aux troglodytes de Matmata, il y a un arrêt camélidé... C'est-à-dire que tous les autocars et jeeps de service sahariens s'y reposent l'espace d'un thé à la menthe séculaire ou du flacon sans âge d'une boisson gazeuse yankee. On peut y aller de son narghilé et faire face à une échoppe de souvenirs qui vont de la rose des sables au foulard oriental en passant par la djellaba cérémoniale.

Devant un tam-tam insonore trône un bébé dromadaire qui, le biberon entre des dents en pleine forme, pose pour la photo avec son gardien de circonstance, un enfant au sourire d'enfer mais aux dents déjà abîmées. Il en coûte quelques dinars pour immortaliser la scène et les guides rappellent les troupes pour continuer vers Matmata, histoire de s'émouvoir devant des quidams de tous les sexes qui semblent sortis des rochers pour vaquer à leurs occupations journalières.

Ces berbères qui perpétuent les besoins touristiques font du 9 à 5 de belle manière, n'ayant pas forcément le sourire mais ayant à coup sûr la tête de l'emploi et le sens du dernier Canon numérique. Après avoir quitté ce site ancestral, on s'arrêtera plus loin chez une dame sans âge aux yeux malicieux qui fera visiter sa maison taillée dans la roche, préparera du pain et présentera sa fille, son salon, ses jarres d'huile et sa mère hors d'âge qui a des yeux emprunts de malice familiale.

Puis, on arrivera à Douz, la porte du désert ; un repas dans un hôtel dit saharien et hop ! cascade... à dos de dromadaires adultes où on enrubanne de tissus (genre Laurence d'Arabie avec des jeans et des gougounes) les touristes au regard enfantin et à l'esprit cinéphile.

Sur le chemin du retour, la nuit se pose lentement sur les différents cailloux et on insiste sur le fait que c'est là que furent tournées des scènes de La Guerre des étoiles. On attendra le traversier pour rejoindre Djerba et atteindre l'hôtel, s'allonger au bord de la piscine ou de la plage et observer les étoiles qui ne sont jamais très belliqueuses.

C'est une des excursions offertes au départ de l'île et qui donnent au visiteur le goût des sables émouvants. Si l'on veut s'y enfoncer pour jouer au Théodore Monod dans ses délires ensablés, il faudra se faufiler de différente façon.

À Djerba, on apprend que c'est certainement l'île des Lotophages décrite dans L'Odyssée. Ulysse, qui y fit escale, a failli interrompre là son voyage. En effet, celui-ci, venant de Troie, aurait débarqué dans ce lieu paradisiaque et décrit ses habitants comme des mangeurs de lotus, fruit au goût de miel dont l'effet serait l'oubli de tout, y compris de sa patrie et de sa famille.

Ceux qui le goûteraient perdraient tout désir de retourner chez eux ou de donner de leurs nouvelles. Notons qu'aujourd'hui, nous appelons cela une fugue...

Pour les places à visiter, on trouve, au nord, Houmt Souk qui invite à la flânerie. On y découvre le centre piétonnier avec ses belles demeures du début du siècle dernier et ses ruelles fraîches, ses souks et ses places ornées de bougainvillées, puis un beau marché aux épices où l'on peut faire ses provisions de poudres «couscousiennes» et d'huiles d'olive.

On peut aussi se promener autour du fort Ghazi Mustapha, construit au XVe siècle en belles pierres ocre.

L'artisanat textile y est encore assez florissant. Il consiste essentiellement dans le tissage de couvertures en laine, dont les techniques remontent à l'époque d'Hannibal, celui qui fait encore les beaux jours de Carthage.

Potteryland
Au sud-ouest de l'île se trouve Guellala, le village des potiers, un véritable Potteryland. Tous ses habitants ou dérivés s'adonnent à cet art ancestral. Vases, gargoulettes, cruches et chandeliers couvrent le sol, le long de l'unique rue. À Guellala, Ali, un potier penché sur son ouvrage, façonne de ses doigts les mêmes formes depuis l'époque de Minos, où l'on inventait également de nouvelles céramiques qui sont en vente dans la boutique d'à côté. Certaines poteries sont de couleur argile, d'autres d'une blancheur éclatante. C'est une affaire d'eau. Si on utilise de l'eau salée, on obtient la couleur blanche et avec de l'eau douce, la couleur argile. Fallait y penser.

En périphérie sud de Houmt Souk se trouve la Ghriba, un temple juif du VIe siècle avant J.-C. Ce sanctuaire est un important lieu de pèlerinage. Au mois de mai (au 33e jour de la pâque juive), les juifs, surtout originaires du Maghreb, viennent s'y recueillir. Cette synagogue (la plus ancienne d'Afrique), modeste bâtiment aux reflets bleutés reconstruit en 1920, abrite les descendants d'un petit groupe de réfugiés ayant fui la Palestine en 584 avant la mort du poète juif assassiné. C'est un véritable bunker sacré depuis l'attentat de 2002. Fouille de bagages à main et porte de contrôle électronique à l'appui, c'est comme si on prenait un vol de quelques minutes pour la Torah.

Enfin, il y a Midoun et son quartier hôtelier qui s'étend jusqu'à Houmt Souk, là où se trouvent plus d'une centaine d'hôtels à étoiles variables, des appartements de vacances ou des villas avec ou sans prétention, des restos, des snacks, des scooters en location et un Club Med.

On appelle menzels ces habitations typiquement djerbiennes, exploitations agricoles millénaires dans lesquelles s'élève le houch (la maison proprement dite). Toutes blanches, elles réfléchissent grâce à leurs voûtes les rayons du soleil tout en assurant à l'intérieur une grande fraîcheur. Fallait également y penser.

Djerba fait 25 kilomètres de long sur 20 de large : c'est pour cela que c'est très vivable hors saison.

Un soir de repas bien arrosé de Château Mornag, je me suis couché sur la plage, un palapa comme témoin et le visage du président Ben Ali (que j'avais vu depuis une semaine photographié à son meilleur au-dessus de toutes les réceptions d'hôtels) comme guide des étoiles... J'ai cru à un mirage. Jamais la nuit... Le palapa m'a souri.

Tourisme adapté

J'avais le privilège, il y a quelques mois, d'accompagner un groupe de Québécois formé de personnes à capacité physique restreinte qui étaient là pour signer différents protocoles avec les autorités tunisiennes en matière de tourisme adapté. Il s'agit de Kéroul, un organisme québécois qui, fort de son implication et de son expertise en matière de tourisme adapté, était au milieu des sables émouvants pour exporter son savoir-faire.

Si Djerba a déjà quelques structures hôtelières et des transports adaptés qui s'y rattachent, les autorités locales cherchent à aller encore plus loin. On a rendu le musée de la ville adapté à cette clientèle. Mais on cherche à offrir, par exemple, des excursions dans le désert ou sur les plages sans que cela soit un parcours du combattant.

En faisant, avec le groupe, une incursion aux portes du désert pour un minitour de dromadaire, on s'est vite aperçu que la bête était loin d'être adaptée à une personne en fauteuil roulant. Même chose pour le magasinage, où le fait de se rendre dans un souk n'est pas au départ un problème. C'est pour se faufiler dans les échoppes que le combat s'intensifie.

Mais Djerba la douce, en signant des accords avec Kéroul pour l'intégration de cette expertise québécoise adaptée en terre maghrébine, avance à grands pas.

Et toute la Tunisie pourrait suivre ces expériences pilotes qui donneraient au pays une nouvelle identité touristique.

Des séjours santé existent déjà pour ceux qui courent comme des fennecs en mal d'herbes salvatrices. Il reste maintenant à trouver des moyens d'installer plus conséquemment des structures adaptées pour les fennecs qui ont des capacités physiques restreintes.

En prenant le vol d'Air Transat vers Paris puis celui de Tunisair vers Djerba, on a constaté que le service de Transat était formé à ce genre d'exercice. Quant à Tunisair, quelques errances sur l'introduction de personnes en fauteuils roulants à bord des appareils relevaient d'un parcours bien long pour que ces individus puissent gagner leur siège d'avion en toute quiétude.

L'avis du visiteur de l'ile de Djerba



On pose le pied à l'aéroport international de Djerba, appréhendant le pire : une île bétonnée, aseptisée, défigurée par cinquante années de tourisme de masse. Pourtant, dès le premier regard, elle apparaît comme un vaste jardin de palmiers et d'oliviers telle que la découvrirent Ulysse et ses compagnons d'Odyssée. D'Ajim à Hara Kbira, d'El-Kantara à Cedriane, s'étalent les vergers de dattiers, de grenadiers, de figuiers, de caroubiers - qui font sa beauté depuis l'Antiquité. Ile plate, rocailleuse. Des femmes marchent vers nulle part, drapées dans leur fouta, un voile d'épais coton blanc. De grands chapeaux de paille les protègent du soleil. La campagne est piquetée de maisons blanches rongées par l'air salé, aux allures de forteresses.


Ici, où que vous vous trouviez, l'horizon a la couleur verte et bleue des palmiers mêlés au ciel ou à la mer", murmure Mahrzia, djerbienne, née avec le tourisme. Elle ajoute : "C'est un rêve." Un miracle, plutôt. Car, dès les premiers signes de fièvre hôtelière dans les années 1960, une poignée de notables djerbiens s'est constituée en association de vigilance. Le paysage lui doit ses constructions basses ne dépassant jamais le plus haut palmier de l'île ; réglementation bienvenue qui dissimule les toitures sous le foisonnement des feuilles de palme, comme celle qui, en campagne, oblige à construire sur un terrain de 2 500 m2 minimum, préservant les vergers qui valent à Djerba son surnom d'"île jardin".


Du coup, le tourisme intensif reste cantonné au nord-est où, de Mezraia à Midoun, une barrière de stuc et d'enseignes lumineuses tournée vers le golfe de Gadès sert d'écrin aux piscines, thalassos et spas, but final de vacanciers éreintés. Mais à l'ouest entre Mazrane et Ajim, au sud-est vers la Chaussée romaine, ce sont des grèves sauvages garanties sans paillotes, paradis des oiseaux, des coquillages et des enfants. Pour combien de temps encore ? Un nouveau tourisme s'annonce avec les meilleures intentions puisque celles-ci sont écologiques. Les investisseurs sont prêts, les projets se peaufinent.


Djerba n'est pas seulement un délicieux piège à farniente, elle est une île qui se bat en douceur pour garder sa mémoire. Houmt Souk reste le gros bourg tranquille que Flaubert a connu. La "capitale" offre au flâneur un dédale de rues pavées, de terrasses de cafés ombragées de bougainvilliers ou de figuiers. Les habitations chaulées, la peinture des volets et des portes rappellent que les couleurs de Djerba claquent en blanc et bleu azur. L'auberge de jeunesse a investi un ancien foundouk (caravansérail), véritable pièce de musée toujours vivante.
Le souk, avec ses ruelles aux épices, sa criée au poisson, unique en Tunisie, attire les Djerbiens comme elle le fait depuis des siècles. Sous la halle, les pêcheurs coiffés d'un chapeau de paille et fleur de jasmin piqué derrière l'oreille brandissent des guirlandes de seiches passées sur un fil en chantant leur mélopée d'enchères à une foule concentrée. Hormis le grand panneau qui prévient le touriste : "Achetez votre poisson et faites-le cuire à votre hôtel", rien n'a trahi l'âme du village. Seul tribut à la modernité, la marina qui a remplacé des entrepôts délabrés où, depuis le mois de juin dernier, il fait bon déjeuner en terrasse sous les parasols.


A 10 km dans les terres, Erriadh, le plus vieux village juif de l'île, propose une halte hors du temps. Sa synagogue El-Griba abrite l'une des plus anciennes thoras du monde. C'est ici même, où juifs et musulmans cohabitaient paisiblement, qu'au printemps 2002 un attentat à l'explosif a fait quinze morts, paralysant le tourisme pendant trois ans. Erriadh a retrouvé sa sérénité.
Au détour d'une ruelle, une façade flanquée de deux cactus : l'Hôtel Dar Dhiafa, première expérience du genre, indique la direction que le gouvernement souhaite donner à son tourisme : charme, haut de gamme, patrimoine. Ces cinq houchs (habitations traditionnelles), réunies pour former un labyrinthe de patios et de chambres, s'avèrent être un havre de calme et de fraîcheur qui transporte le voyageur des millénaires en arrière, quand Djerba était une géante.
"Cette île est un don du ciel. Tout y est original." Il y a dans lavoix d'Houcine Tobji, historien, l'émotion de celui qui célèbre une déesse oubliée. "Elle a rayonné dès le VIIe siècle avant notre ère, à l'époque de Carthage, quand ses cousines du littoral ont attendu deux mille ans pour en faire autant." Houcine Tobji, lui, a mis dix ans pour créer le Musée du patrimoine à Guellala, véritable îlot de mémoire en plein raz-de-marée golf-planche à voile-thalasso. Juché sur le point culminant de Djerba (52 mètres !), s'il reçoit un public encore clairsemé, sa situation dominante sur la baie de Guellala attire les Tunisiens qui aiment y contempler le soleil couchant.
Dans le palais, le touriste saturé d'images en trois dimensions retrouve le plaisir simple de scènes comme croquées sur le vif, qui évoquent la vie quotidienne depuis l'Antiquité. "Djerba a tout créé, parce qu'elle n'avait rien", précise Tobji : les huileries souterraines. Le tissage des fils d'or et d'argent à Biskri. Les poteries pour exporter l'huile et l'orge. C'est ici qu'est née la couleur pourpre, ce "rouge profond et éclatant", grâce au murex, un mollusque qui se plaisait dans les sables du Sud. Ainsi que l'emballage sous vide, sous forme de jarres bouchées avec un tissu et scellées par de l'argile.



Ile phare, convoitée puis envahie par les Vandales et les Byzantins, elle dut inventer l'autosuffisance. De cette capacité à ne compter que sur soi, restent les menzels plus ou moins à l'abandon qui émaillent la campagne entre Midoun et Mahboubine. Ces exploitations agricoles organisées autour d'une maison refermée sur elle-même représentent un exemple si réussi de développement durable et d'autarcie que l'Unesco envisage de les inscrire sur sa liste du Patrimoine mondial.
Tourisme djerba, tourisme ville djerba, hotel djerba, hôtel djerba, djerba tourisme, djerba hotel, djerba hôtel, djerba, djerba ville, djerba villa, djerba plage, djerba mer,djerba vacance, djerba sejour, jerba
Google